Les recos culturelles de la mannequin, artiste et actrice Raya Martigny
L’invitée de cette Gaze Letter brille à l’affiche du premier long métrage d’Avril Besson, Les Matins Merveilleux. Dans le rôle de Marina, serveuse dans un bar de la petite ville de Cavalière, Raya Martigny est vulnérable, drôle et amoureuse. « Les gens me collent une étiquette qui leur donne le vertige à eux-mêmes : celle d’une fille impressionnante et puissante. Je suis avant tout très simple et sensible. Je suis souvent l’initiatrice des fous rires avec mes ami·es, et je suis tout le temps, et depuis toujours, amoureuse » nous confie la mannequin, artiste et activiste. Le tournage des Matins Merveilleux, actuellement au cinéma, était un tourbillon de trois semaines à peine. Un plein d'émotions et de souvenirs inoubliables. Raya se rappelle des scènes sur un bateau avec Éric Cantona, qui joue Titou, le féru de disco. « J’avais le mal de mer, Éric me disait qu’il fallait que je me laisse bercer et que je suive le mouvement des vagues. L’angoisse s’est transformée en une jolie virée en mer. » — Mélissa Chidiac
« MATRIX », LILLY &
LANA WACHOWSKI (1999)
Œuvre majeure toutes générations confondues, Matrix a rassemblé les publics autour de luttes essentielles : anticapitalisme, féminisme, justice raciale, de classe et transidentité. En critiquant notre monde tout en imaginant une équité rafraîchissante, cette saga fait des sœurs Wachowski des génies du cinéma qui ont marqué nos consciences à jamais.
«TRANSFORMATIONS»,
MARIETTE PATHY ALLEN
(1978 - 1989)
J’ai été bouleversée par la série 'Transformations: Crossdressers and Those Who Love Them' de Mariette Pathy Allen, une activiste qui a consacré sa vie à photographier des personnes trans et queer à partir de 1978. Je me souviens qu’une de ses photos m’a ému·e aux larmes quand j’étais très jeune. Je commençais à comprendre mon identité et les travers que la société allait m’imposer. Aujourd’hui, j’ai ma famille, et elle ne cessera jamais de s’agrandir. Cette photo est d'autant plus importante que l'acharnement politique contre nos vies est permanent. Nos familles ont existé, existent, et continueront d’exister.
« NEVER TRUST
A PRETTY FACE »,
AMANDA LEAR (1979)
Mon père était DJ dans les années 80, et il avait tous les vinyles d’Amanda Lear. Sa musique a quelque chose de playful, d’enfantin et de mystérieux. Une plongée dans son univers. Sa musique, c’est son affirmation. Elle nous fait rire et elle charme le monde entier intelligemment, sans trop en dire ni trop donner.