Les recos culturelles de la chorégraphe Mariana Benenge

 

Cher·e vous,
Vous savez ce que c'est, vous, le métier de "movement director" ? La chorégraphe Mariana Benenge en a fait son expertise. Elle nous en a parlé, lors du Gaze Talk que l'on a organisé au Grand Palais, au sujet du queer gaze et des corps noirs dans l'expo de Mickalene Thomas. La movement director guide les modèles ou comédien·es, sur un set, selon une chorégraphie qui retranscrit des émotions, une intention bien spécifiques. C'est tout ce qui n'est pas de la danse, mais qui y ressemble. « Si tu veux te présenter avec assurance, au lieu de t’asseoir comme ça, je te dirais de t’asseoir plutôt comme ça. » Et là, redressée sur la chaise, les pieds bien ancrés dans le sol, une main par dessus le dossier, Mariana Benenge semble briller de mille feux. Ce simple mouvement suffit a tout mettre en lumière : son charisme, mais aussi sa fierté d’être elle, d’exister ; et toutes les luttes que cette posture a exigées. — Mélissa Chidiac

«HARLEM», TRACY OLIVER (2021)

Harlem de Tracy Oliver suit les aventures amoureuses et les vies professionnelles de quatres amies. Elles sont noires, belles et deter dans leur vie. C’est une série avec beaucoup de représentations lesbiennes et bisexuelles dedans, qui vient nous dire « Il n’y a pas que The L Word ! ». Je l’ai regardée il y a seulement trois ans, et c’est la première fois que des personnages ressemblent autant à mon entourage et moi.


«I MAY DESTROY YOU», MICKAELA COEL (2011)

Cette série nous confronte à une réalité isolante concernant le consentement. Ce qui me touche, c’est que le personnage principal est une femme noire et charismatique, qui pourrait être perçue comme indestructible. Mais elle expose justement sa vulnérabilité. Nous sommes constamment forcées de hacker notre propre expérience pour expliquer aux autres ce qui nous arrive. Il est crucial de déculpabiliser les victimes qui n’y arrivent pas forcément.


«NE SUIS-JE PAS UNE
FEMME ?», BELL HOOKS (1981)


C’est le premier livre que j’ai lu de bell hooks, la mother des mothers (rires). J’ai aimé son approche de la vulgarisation en dehors de l’élitisme intellectuel. Elle écrit une analyse sociologique mais humaine aussi, et essaie d’aller au plus proche de nous. Ça a guérit cette colère en moi, qui essaie de comprendre les dynamiques raciales et de genre.


 
 
 
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Les recos culturelles de l’écrivaine Maïram Guissé